Eglise Saint Gery

L'origine et l'histoire de cette magnifique église construite presque totalement en pierres du pays sont assez imprécises.eglise

Ce qui frappe de suite, c'est qu'elle est faite à l'envers ! En y arrivant, on se trouve au dos du chœur et il faut en faire le tour pour passer sous le proche d'entrée, par une des deux portes latérales. Le chœur est dans l'axe de la Palestine où vécut le Christ, donc N.E. et pas Est.

 

Autres anomalies :

Les fenêtre du chœur, qui à l'origine mesuraient 3M10 ont été ramenées à 2M60 de hauteur, comme celles du transepts. La date 1774 qui se trouve au devant du chœur pourrait expliquer ces anomalies. L'église aurait subi de graves dégâts et aurait été restaurée, en partie sommairement et avec quelques modifications.

Le jubé date de 1882, il en porte la date. Il fut construit pour recevoir l'orgue, classé. La paroisse possède toujours la liste des personnes qui ont souscrit à sa construction, ainsi qu'une correspondance entre les fabriciens de l'époque et le fabricant Devolder.

La sacristie actuelle est de 1904. quant au mobilier et objets du culte, il faut signaler la chaire de vérité du 18ème siècle, l'ostensoir en argent, l'encensoir décoré de têtes d'angelots et de béliers du 19ème siècle, le confessionnal de 1775 en chêne. On peut aussi admirer deux statues en bois polychrome du 19ème siècle de Saint Géry et Saint Roch.

Les fonts baptismaux en calcaire carbonifère datent du 16ème siècle et l'autel en chêne du 18ème siècle.

 

A voir aussi :

Un Christ en croix du 16ème siècle, d'auteur inconnu. Cette pièce de valeur représente le Christ en Croix, avec les symboles des quatre évangélistes. Lys de France à chaque extrémité. La Croix est exceptionnelle car elle st un rare exemplaire de style renaissance.

Signalons la rosace (vitrail) du fond du chœur qui a été dégagée du plafonnage qui, fort malencontreusement la recouvrait depuis des années.

 

Marcel NIHOUL écrivait dans le 34ème annuaire de la Société d'histoire locale « Le Vieux Châtelet » : « la première mention dans les archives remonte à l'année 1318, il est possible que l'édifice se trouvait déjà à cet emplacement. En 1611 d'importants travaux y sont effectués et une tour est dressée. Notons que sur le plan religieux, la « Chapelle » de Bouffioulx devint « Église » en 1601. De l'époque du 17ème siècle subsiste le chœur semi-hexagonal éclairé par des fenêtres ogivales bardées de larmiers. En 1774, on agrandit l'édifice et on le dota d'une nouvelle tour, d'une nef de quatre travées à colonnes toscanes et de bas- côtés à voûtes domicales ; le chœur reçut un stucage Louis XV. La nef est percée d'oeils-de-bœuf et les bas-côtés de fenêtres néogothiques datant de la fin du 19ème  siècle ; une des deux annexes encadrant le chœur fut construite en 1904 ».

 

Le clocher et ses cloches :

 

Avant la guerre 40, il y avait 3 cloches dans la tour de l'église. Elles étaient dénommées : la grosse, la moyenne et la petite.

En juillet 1943, les allemands enlevèrent la grosse et la moyenne. De la grosse, on n'a plus retrouvé de traces.

La cloche moyenne avait été mise dans le clocher de Grand Rieu (Beaumont) et fut restituée après la guerre. Elle se trouve à la chapelle de la Blanche-Borne.

Une nouvelle cloche fut mise dans le clocher lors de l'établissement de l'horloge.

Des trois cloches primitives, une seule portait un nom, c'est la grosse : Rosalie - Juliette.

 

L'orgue :

 

Les archives paroissiales nous renseignent parfaitement sur l'origine de cet instrument d'exception dont peut s'enorgueillir notre église : un orgue de 14 registres, 847 tuyaux d'une conception toujours fidèle à la tradition du 18ème siècle ; un clavier de 54 touches coupé en basses et dessus auquel s'ajoute un pédalier de 18 marches.

Commandé en 1862, il fut installé la même année par monsieur Henri DEVOLDER, facteur d'orgue à Bruxelles.

Progressivement laissé à l'abandon par manque de moyens, et remis ensuite imparfaitement « au goût du jour » durant les dernières décennies, l'ensemble avait fini par se délabrer. Seule une restauration soignée, menée dans les règles de l'Art pouvait sauver ce patrimoine menacé ; elle fut menée à bien en 2003 moyennant une participation paroissiale résultant d'une souscription ouverte à cet effet au cours des dernières années mais également grâce à une intervention significative et déterminante des autorités Communales qui méritent à cet égard toute notre reconnaissance.

 

Cfr.S.I.B. : « Annuaire du 5ème anniversaire », 1971 & « Le Vieux Châtelet », 34ème annuaire, 1994.

 

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